Le sacerdoce est union de Dieu avec l’homme. C’est pourquoi le Christ, qui est par Lui-même l’union de Dieu avec l’homme, est la plénitude du Sacerdoce, puisque l’onction de la Divinité sur son humanité est tellement débordante, tellement, tellement !… qu’Il n’a d’autre Personne que la Personne divine.

Quelle union que celle de la Divinité et de l’humanité dans le Christ !… Quelle perfection de compénétration !… Quelle plénitude de réalité, par laquelle, la Personne infinie du Verbe Incarné, dans et par l’union des deux natures, Divine et humaine, renferme en Elle le Ciel et la terre, le Créateur et la créature, l’éternité et le temps, avec tout ce que Dieu contient et avec tout ce que la création contient !…

Jésus est Dieu avec l’Homme et Il peut dire, par la plénitude de son Sacerdoce : Je suis Dieu et Homme ; Je suis en Moi l’Onction sacrée et l’Oint ; Je suis Celui qui donne infiniment et Celui qui récapitule l’humanité toute entière. Je suis le Plan de Dieu achevé de la manière si parfaite voulue par l’Être infini dans sa sagesse éternelle, ainsi que la Réponse que Lui-même voulait recevoir de l’humanité. Plus encore : Je suis, par ma divinité, tout ce que Je suis dans la subsistance infinie que, en tant que Parole du Père, J’ai reçu de Lui ; et Je suis, en tant qu’Homme, l’Adoration parfaite face à l’infinie sainteté du Bien suprême offensé. Je suis en qui le Père a mis tout son amour lorsqu’Il regarde l’Homme puisqu’Il se voit en moi si merveilleusement reflété, qu’Il peut dire avec joie : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie » […]

[…] En tant que Dieu, Il vit en union avec le Père et l’Esprit Saint, dans l’intercommunication familiale de sa vie trinitaire, et en tant qu’Homme, Il vit dans l’union familiale de chaque homme qui, adhérant à Lui par le mystère de l’Église, est tellement un avec Lui qu’il devient une partie de son Corps Mystique, devenant un membre de ce Corps par la récapitulation du mystère de l’Incarnation.

Le Christ est aussi Celui qui contient de manière récapitulée tous les temps avec tous les hommes, embrassant la création dans la plénitude de sa réalité. Car Il est le « Christ Grand » qui, dans la perpétuation du mystère de l’Église, efface les obstacles de la distance et du temps pour celui qui, greffé sur Lui, vit de Lui comme l’un de ses membres dans la plénitude de la réalité qu’Il contient en Lui. […]

Oh ! si je pouvais rendre grâce à Dieu pour l’effusion de son amour, pour la plénitude de tout ce qu’Il est en Lui et pour la magnificence de tout ce que je conçois en son mystère ! […]

Mon pauvre être n’est pas capable de réaliser ce qu’il a besoin de réaliser, à cause de la petitesse de ce que je peux contenir. Mais peu importe ; voilà le Christ, qui est la plénitude d’Action de Grâces qui répond à Dieu si parfaitement, qu’en se donnant en retour, Il Lui chante le Cantique infini que Lui seul peut se chanter. Et la plénitude du mystère de l’Incarnation est si grande et si réelle que par Lui, lorsque le Père me regarde, en moi Il voit le Christ et Il voit que je ne fais qu’un avec Lui si intimement, que je suis un des membres de son Corps Mystique, et mon âme-Église, remplie de joie dans la surabondance de sa sagesse, peut entendre le Père m’appeler : Mon Fils, réjouissance de ses complaisances et image de sa perfection.

Qu’es-Tu, Jésus, Toi qui m’as faite avec Toi parole vivante qui exprime Dieu en réponse de glorification amoureuse ?… Qu’es-Tu, Jésus, Toi qui m’as donné la possibilité, en participant de ton Sacerdoce, d’être rédemption des hommes ? Qu’es-Tu, Jésus ? Qu’es-Tu, Jésus ? […]

De même que le Sacerdoce du Christ, depuis le moment de l’Incarnation a été perpétué au cours des siècles, en étant celui qui récapitule tous les temps et qui donne à tous les hommes, de même la maternité de Marie, depuis le moment de l’Incarnation et dans la plénitude que lui donne ce mystère, renferme en elle, par la greffe de tous les hommes sur le Christ, la possibilité, d’embrasser tous les temps avec tous les hommes à chaque instant de leur vie. Et c’est par l’Église et à travers sa Liturgie, que tout le mystère de la vie, de la mort et de la résurrection du Christ, dans la récapitulation de la maternité de Marie, devient pour la vie de tous les hommes, vivant, compréhensible, et plus encore, présent et réel, même si cela a lieu d’une façon mystérieuse. C’est pourquoi, le rayonnement de cette maternité se donne à nous et se perpétue au sein de l’Église, dans et à travers les actes liturgiques parce qu’ils sont contenus dans le mystère de l’Incarnation, qui, en se réalisant en Marie, fait qu’Elle est Mère universelle, comblée de sacerdoce en raison de sa Maternité divine. […]

La plénitude du Sacerdoce du Christ est si immense, que, de Lui, nous tous les chrétiens, avons reçu notre sacerdoce, capable de nous faire vivre sa vie, sa tragédie et sa mission en union avec Lui et par Lui, avec le Père et l’Esprit Saint, et en intercommunication de biens avec tous les hommes de tous les temps qui, en adhérant à Lui, deviennent des membres du Christ. […]

Que Dieu est grand dans la perfection de son être, dans l’intercommunication familiale de sa vie et dans la manifestation resplendissante de son pouvoir, qui fait que Dieu est Homme, que l’homme est Dieu, que la créature est Mère de l’Incréé ; que l’Incréé est le Fils de la créature ; que l’homme perpétue le mystère du Christ en participant de son Sacerdoce ; qui fait du Christ, Tête de tous les membres de son Corps Mystique ; et de tous les hommes, une partie du Christ dans la dimension du mystère de l’Église ! […]

Qu’elle est grande la récapitulation que l’Église recèle en son sein !… Comme elle est pleine de Divinité !… Comme elle nous comble de bonheur !… Et comme ils sont peu nombreux ceux qui se désaltèrent à ses sources, parce qu’ils ne découvrent pas le torrent de ses eaux !

 
Madre Trinidad de la Santa Madre Iglesia
 
Extrait du texte:   « PLÉNITUDE DU SACERDOCE DU CHRIST »   

 

 

 

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Pour connaître le secret du Christ, il faut entrer en Lui et, là, apprendre ce secret. (31-1-67)

Écoute le Seigneur et, ainsi, apprend à vivre de Lui, en étant repos pour son âme que la douleur de l’incompréhension a assoiffée. (1-2-64)

Est-il possible que Tu aies traversé ce moment si douloureux pour moi, que Tu l’aies enduré avec moi, en me comprenant totalement ?… Merci, Jésus ! (21-10-59)

Le regard de Jésus est un secret de mystère éternel qui invite au silence, silence où Il se dit à nous en amour. (17-7-75)

Le Seigneur veut que tu L’écoutes pour te dire et te donner son secret d’amour infini et pour que, en conséquence, s’ouvre en toi la soif d’âmes. (1-2-64)

Seigneur, Tu es fatigué ? Tu ne sais où dormir ? Tous te réclament des fêtes ?… Viens, mon Bien-aimé, dors, car, veillant sur ton sommeil, je ne Te réveillerai pas, je serai sur ton dur chemin un lit où Tu pourras t’étendre et trouver le repos. (20-3-62)

 

 

 
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